—Bah! Vous vous passez de moi comme tout le monde.
Elle s'exclama, un peu surprise du ton:
—Allons, bon! Voilà qu'il recommence à ne plus me tutoyer.
Il eut sur les lèvres un de ces sourires crispés qui montrent tout le mal d'une âme et avec un petit salut:
—Il faudra bien que j'en prenne l'habitude, un jour ou l'autre.
—Pourquoi ça?
—Parce que vous vous marierez et que votre mari, quel qu'il soit, aurait le droit de trouver déplacé ce tutoiement dans ma bouche.
La comtesse s'empressa de dire:
—Il sera temps alors d'y songer. Mais j'espère qu'Annette n'épousera pas un homme assez susceptible pour se formaliser de cette familiarité de vieil ami.
Le comte criait: