Cet hiver du pôle a été affreux; tout mon jardin d'Étretat a été perdu, les lauriers étant tous morts.

Je veux essayer l'action du premier printemps dans le Midi, marcher et naviguer, finir mon roman pour mai. J'en ai fait très peu, mais il sera court, puis me reposer ensuite.

Je sais que vous avez en ce moment là-bas des temps magnifiques. Il fait beau à Paris, mais ça ne sent pas encore du tout le réveil de la terre.

Quand j'aurai fini l'Angelus[32], je ferai tout doucement ma pièce d'Yvette[33].

Adieu, ma bien chère mère, je t'embrasse de tout mon cœur. J'embrasse Simone. Bien des choses affectueuses à Marie-Thérèse.

Ton fils,

Guy.


Paris, mars 1891.

Ma bien chère Mère,