—«C'est un devoir pénible que je vais accomplir, Madame la comtesse, mais je ne puis faire autrement. Le ministère que je remplis m'ordonne de ne pas vous laisser ignorer ce que vous pouvez empêcher. Sachez donc que votre mari entretient une amitié criminelle avec madame de Fourville.»
Elle baissa la tête, résignée et sans force.
Le prêtre reprit: «Que comptez-vous faire, maintenant?»
Alors elle balbutia: «Que voulez-vous que je fasse, Monsieur l'abbé?»
Il répondit violemment: «Vous jeter en travers de cette passion coupable.»
Elle se mit à pleurer; et d'une voix navrée:—«Mais il m'a déjà trompée avec une bonne; mais il ne m'écoute pas; il ne m'aime plus; il me maltraite sitôt que je manifeste un désir qui ne lui convient pas. Que puis-je?»
Le curé, sans répondre directement, s'écria: «Alors, vous vous inclinez! Vous vous résignez! Vous consentez! L'adultère est sous votre toit; et vous le tolérez! Le crime s'accomplit sous vos yeux, et vous détournez le regard? Êtes-vous une épouse? une chrétienne? une mère?»
Elle sanglotait:—«Que voulez-vous que je fasse?»
Il répliqua:—«Tout plutôt que de permettre cette infamie. Tout, vous dis-je. Quittez-le. Fuyez cette maison souillée.»
Elle dit:—«Mais je n'ai pas d'argent, Monsieur l'abbé; et puis je suis sans courage maintenant; et puis comment partir sans preuves? Je n'en ai même pas le droit.»