Je m’élançai à ses genoux:

—Qu’as-tu? qu’as-tu? dis-moi, qu’as-tu?

Elle balbutia à travers ses larmes.

—C’est... c’est... c’est donc fini d’être une honnête femme!

Certes, je fus à ce moment sur le point de faire une bêtise, une grande bêtise!... Je ne la fis pas.

Je quittai Berthe en rentrant à Paris. J’aurais peut-être été trop faible, plus tard.

(Le journal du marquis de Roseveyre n’offre aucun intérêt pendant les deux années qui suivirent. Nous retrouvons, à la date du 20 juillet 1883, les lignes suivantes.)

20 juillet 1883.—Florence. Triste souvenir tantôt. Je me promenais aux Cassines quand une femme fit arrêter sa voiture et m’appela. C’était la princesse de Vanoris. Dès qu’elle me vit à portée de voix:

—Oh! marquis, mon cher marquis, que je suis contente de vous rencontrer! Vite, vite, donnez-moi des nouvelles de la marquise; c’est bien la plus charmante femme que j’aie vue en toute ma vie.

Je restai surpris, ne sachant que dire et frappé au cœur d’un coup violent. Je balbutiai: