—Vous voilà? qu’est-ce que vous avez eu?

Je ne répondis pas. Je me déshabillai avec assurance. Et je repris, en maître triomphant, la place que j’avais quittée en fuyard.

Elle fut stupéfaite et convaincue que j’avais employé quelque secret mystérieux.

Et maintenant, à tout propos, elle parle du moyen de Roger comme elle parlerait d’un procédé scientifique infaillible.

Mais, hélas! voici dix ans de cela, et aujourd’hui la même épreuve n’aurait plus beaucoup de chances de succès, pour moi du moins.

Mais si tu as quelque ami qui redoute les émotions d’une nuit de noces, indique-lui mon stratagème et affirme-lui que, de vingt à trente-cinq ans, il n’est point de meilleure manière pour dénouer des aiguillettes, comme aurait dit le sire de Brantôme.

Le Moyen de Roger a paru dans le Gil-Blas du mardi 3 mars 1885, sous la signature: Maufrigneuse.


LA CONFESSION.

TOUT Véziers-le-Réthel avait assisté aux convoi et enterrement de M. Badon-Leremincé, et les derniers mots du discours du délégué de la préfecture demeuraient dans toutes les mémoires: «C’est un honnête homme de moins!»