—Oh!... oh!... c’est une vieille... voilà un cheveu blanc... Ah! tu prends des vieilles femmes maintenant... Est-ce qu’elles te payent... Ah! tu en es aux vieilles femmes... Alors tu n’as plus besoin de moi... garde l’autre...
Elle se leva, courut à son corsage jeté sur une chaise et le remit rapidement.
Il voulait la retenir, honteux et balbutiant:
—Mais non... Clo... tu es stupide... je ne sais pas ce que c’est... écoute... reste... voyons... reste...
Elle répétait:
—Garde ta vieille femme... garde-la... fais-toi faire une bague avec ses cheveux... avec ses cheveux blancs... Tu en as assez pour ça...
Avec des gestes brusques et prompts elle s’était habillée, recoiffée et voilée; et comme il voulait la saisir elle lui lança, à toute volée, un soufflet par la figure. Pendant qu’il demeurait étourdi, elle ouvrit la porte et s’enfuit.
Dès qu’il fut seul, une rage furieuse le saisit contre cette vieille rosse de mère Walter. Ah! il allait l’envoyer coucher, celle-là, et durement.
Il bassina avec de l’eau sa joue rouge. Puis il sortit à son tour, en méditant sa vengeance. Cette fois il ne pardonnerait point. Ah! mais non!
Il descendit jusqu’au boulevard, et flânant, s’arrêta devant la boutique d’un bijoutier pour regarder un chronomètre dont il avait envie depuis longtemps, et qui valait dix-huit cents francs.