Puis, M. de Varnetot ajouta en riant:
—C’est égal, c’est moi qui ai fait sa fortune, à celui-là!
Et M. Séjour, le vétérinaire, conclut gravement en portant à sa bouche un verre d’eau-de-vie:
—Tout ce que vous voudrez, mais des femmes comme ça, il n’en faut pas!
Histoire vraie a paru dans le Gil-Blas du mardi 20 janvier 1885, sous le titre de Mirza, et signé: Maufrigneuse.
ADIEU.
LES deux amis achevaient de dîner. De la fenêtre du café ils voyaient le boulevard couvert de monde. Ils sentaient passer ces souffles tièdes qui courent dans Paris par les douces nuits d’été, et font lever la tête aux passants et donnent envie de partir, d’aller là-bas, on ne sait où, sous des feuilles, et font rêver de rivières éclairées par la lune, de vers luisants et de rossignols.
L’un d’eux, Henri Simon, prononça, en soupirant profondément:
—Ah! je vieillis. C’est triste. Autrefois, par des soirs pareils, je me sentais le diable au corps. Aujourd’hui je ne me sens plus que des regrets. Ça va vite, la vie!