—Si, il y avait un chou. Mais il n’y a que Monsieur l’abbé qui l’a vu.
En Wagon a paru dans le Gil-Blas du mardi 24 mars 1885.
ÇA IRA.
J’étais descendu à Barviller uniquement parce que j’avais lu dans un guide (je ne sais plus lequel): Beau musée, deux Rubens, un Téniers, un Ribera.
Donc je pensais: Allons voir ça. Je dînerai à l’hôtel de l’Europe, que le guide affirme excellent, et je repartirai le lendemain.
Le musée était fermé: on ne l’ouvre que sur la demande des voyageurs; il fut donc ouvert à ma requête, et je pus contempler quelques croûtes attribuées par un conservateur fantaisiste aux premiers maîtres de la peinture.
Puis je me trouvai tout seul, et n’ayant absolument rien à faire, dans une longue rue de petite ville inconnue, bâtie au milieu de plaines interminables, je parcourus cette artère, j’examinai quelques pauvres magasins; puis, comme il était quatre heures, je fus saisi par un de ces découragements qui rendent fous les plus énergiques.