Plus loin encore, il aperçut, de nouveau, une main, une seule main qui sortit de la rivière, et y replongea. Ce fut tout.
Les mariniers accourus ne retrouvèrent point le corps ce jour-là.
Luc revint seul à la caserne, en courant, la tête affolée, et il raconta l’accident, les yeux et la voix pleins de larmes, et se mouchant coup sur coup:
—Il se pencha... il se... il se pencha... si bien... si bien que la tête fit culbute... et... et... le v’là qui tombe... qui tombe...
Il ne put en dire plus long, tant l’émotion l’étranglait.—S’il avait su...
Petit Soldat a paru dans le Figaro du lundi 13 avril 1885.