—Mlle Perle.
—Pourquoi ça?
—Parce que vous l’aimiez plus que votre cousine.
Il me regarda avec des yeux étranges, ronds, effarés, puis il balbutia:
—Je l’ai aimée... moi?... comment? qu’est-ce qui t’a dit ça?...
—Parbleu, ça se voit... et c’est même à cause d’elle que vous avez tardé si longtemps à épouser votre cousine qui vous attendait depuis six ans.
Il lâcha la bille qu’il tenait de la main gauche, saisit à deux mains le linge à craie, et, s’en couvrant le visage, se mit à sangloter dedans. Il pleurait d’une façon désolante et ridicule, comme pleure une éponge qu’on presse, par les yeux, le nez et la bouche en même temps. Et il toussait, crachait, se mouchait dans le linge à craie, s’essuyait les yeux, éternuait, recommençait à couler par toutes les fentes de son visage, avec un bruit de gorge qui faisait penser aux gargarismes.
Moi, effaré, honteux, j’avais envie de me sauver et je ne savais plus que dire, que faire, que tenter.
Et soudain, la voix de Mme Chantal résonna dans l’escalier: «Est-ce bientôt fini, votre fumerie?»
J’ouvris la porte et je criai: «Oui, madame, nous descendons.»