Les deux Oriol le suivaient avec les deux jeunes filles. Paul et Gontran accompagnaient leurs fiancées.
Dans la grande salle où étaient installés les instruments articulés, le docteur Latonne attendait, en causant avec Andermatt et avec le docteur Honorat.
Quand il aperçut le père Clovis, un sourire de joie passa sur ses lèvres rasées. Il demanda:
—Eh bien! comment allons-nous aujourd’hui?
—Oh! cha va, cha va!
Petrus Martel et Saint-Landri parurent. Ils voulaient savoir. Le premier croyait, le second doutait. Derrière eux on vit, avec stupeur, entrer le docteur Bonnefille, qui vint saluer son rival et tendit la main à Andermatt. Le docteur Black fut le dernier venu.
—Eh bien, messieurs et mesdemoiselles, dit le docteur Latonne en s’inclinant vers Louise et Charlotte Oriol, vous allez assister à une chose fort curieuse. Constatez d’abord qu’avant la séance ce brave homme marche un peu, mais très peu. Pouvez-vous aller sans vos bâtons, père Clovis?
—Oh non! môchieu.
—Bon, nous commençons.
On hissa le vieux sur le fauteuil, on lui sangla les jambes aux pieds mobiles du siège, puis; quand M. l’inspecteur commanda: «Allez doucement», le garçon de service, aux bras nus, tourna la manivelle.