Jacques reprit:

—Tous les objets viennent ainsi vers moi. C’est pour cela que je cache mes mains. Qu’est cela? Du magnétisme, de l’électricité, de l’aimant? Je ne sais pas, mais c’est horrible.

Et comprends-tu pourquoi c’est horrible? Quand je suis seul, aussitôt que je suis seul, je ne puis m’empêcher d’attirer tout ce qui m’entoure.

Et je passe des jours entiers à changer des choses de place, ne me lassant jamais d’essayer ce pouvoir abominable, comme pour voir s’il ne m’a pas quitté.

Il avait enfoui ses grandes mains dans ses poches et il regardait dans la nuit. Un petit bruit, un frémissement léger semblait passer dans les arbres.

C’était la pluie qui commençait à tomber.

Je murmurai: «C’est effrayant!»

Il répéta: «C’est horrible.»

Une rumeur accourut dans ce feuillage, comme un coup de vent. C’était l’averse, l’ondée épaisse, torrentielle.

Jacques se mit à respirer par grands souffles qui soulevaient sa poitrine.