—Tiens! tiens! Y a-t-il longtemps qu’il est question de cette affaire-là?

—Oh! non. Depuis quelques jours seulement. Jean voulait être sûr d’être agréé par elle avant de te consulter.

Roland se frottait les mains:

—Très bien, très bien. C’est parfait. Moi je l’approuve absolument.

Comme ils allaient quitter le quai et prendre le boulevard François-Ier, sa femme se retourna encore une fois pour jeter un dernier regard sur la haute mer; mais elle ne vit plus rien qu’une petite fumée grise, si lointaine, si légère qu’elle avait l’air d’un peu de brume.

FIN.

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NOTE.

Le manuscrit de Pierre et Jean se compose de 188 feuillets grand in-8o écrits au recto, paginés de 1 à 188. Ce dernier feuillet porte le mot fin. L’écriture est rapide et assurée. Les corrections y sont peu nombreuses. Vers la fin cependant, à partir du chapitre VIII, les surcharges sont plus rapprochées, des membres de phrases sont abandonnés. Les variantes que nous donnons indiquent les hésitations de l’auteur pour rendre définitives les scènes qui se déroulent dans la partie capitale de son livre.

Pierre et Jean a paru dans la Nouvelle Revue, en décembre 1887 et janvier 1888. Il fut mis en vente par Ollendorff au commencement de 1888 et par Boussod-Valadon avec les illustrations de Duez et de Lynch à la fin de la même année.