Page 239, ligne 24, elle va passer.

Page 240, ligne 11, des baisers.

Page 241, ligne 21, trop troublée pour prendre des précautions de langage, elle ajouta: «Tu sais qu’il va épouser Mme Rosémilly». Le bonhomme fut stupéfait.—Ah bah! mais vous ne m’en avez rien dit.Non, Jean voulait être sûr d’être accepté.Ah! très bien, c’est une bonne idée qu’il a eue là; moi, je l’approuve tout à fait. Comme ils allaient quitter le quai et prendre le boulevard François-Ier, elle se retourna...

Page 242, ligne 16, légère qu’elle semblait un nuage.

OPINION DE LA PRESSE
SUR
PIERRE ET JEAN.

Le Temps, 15 janvier 1888 (Anatole France), La Vie littéraire, II, C. Lévy, éditeur.

«La théorie de M. de Maupassant, si je l’ai bien comprise, revient à ceci: Il y a toutes sortes de manières de faire de bons romans; mais il n’y a qu’une seule manière de les estimer. Celui qui crée est un homme libre, celui qui juge est un ilote...

«Laissez-la donc libre [la critique], puisqu’elle est innocente. Elle a quelque droit, ce semble, aux franchises que vous lui refusez si fièrement quand vous les accordez avec une si juste libéralité aux œuvres dites originales. N’est-elle point fille de l’imagination comme elles? N’est-elle pas, à sa manière, une œuvre d’art?...

«Eh bien, sans me faire la moindre illusion sur la vérité absolue des opinions qu’elle exprime, je tiens la critique pour la marque la plus certaine par laquelle se distinguent les âges vraiment intellectuels... Je la tiens pour un des plus nobles rameaux dont soit décoré, dans l’arrière-saison, l’arbre chenu des lettres.

«Maintenant, M. Guy de Maupassant me permettra-t-il de dire, sans suivre les règles qu’il a posées, que son nouveau roman, Pierre et Jean, est fort remarquable et décèle un bien vigoureux talent?... La vérité est que M. de Maupassant a traité ce sujet ingrat avec la sûreté d’un talent qui se possède pleinement. Force, souplesse, mesure, rien ne manque plus à ce conteur robuste et magistral. Il est vigoureux sans effort. Il est consommé dans son art... Quant à la langue de M. de Maupassant, je me contenterai de dire que c’est du vrai français, ne sachant donner une plus belle louange.»