Revue Bleue, 14 janvier 1888 (Maxime Gaucher).

«Pourquoi ce roman très bien fait—que l’auteur ne proteste pas, lui qui s’indigne contre les romans bien faits!—est-il précédé d’une préface absolument inutile?... La seule chose que je veux retenir de cette préface, c’est qu’il n’y aurait aucun signe auquel pût se reconnaître un roman bien fait; c’est que ça n’existe pas un roman bien fait.—Eh bien, si, et le roman bien fait, c’est Pierre et Jean.

L’Écho de Paris, 16 janvier 1888 (Edmond Lepelletier).

«Tout ce que nous pouvons constater, c’est que tenants de la nouvelle ou partisans du roman seront obligés de tomber d’accord sur ce point, que Pierre et Jean est un livre excellent, d’un style pur, aux mailles solides, forgé sur la bonne enclume et fait de main d’ouvrier...

«Lisez et relisez Pierre et Jean, lecteurs. Contentez-vous de lire la préface.»

L’Illustration, 21 janvier 1888 (L. P.).

«... C’est une étude d’âme, mais où l’auteur ne songe pas à se montrer psychologue. Les personnages en sont tous bien vivants, d’une vie bien intense où le corps aussi tient sa place.

«Avec M. Guy de Maupassant, on ne risque guère de tomber dans l’abstraction. Il a le don de la vie, et ce don il le possède aussi bien dans son style que dans ses personnages... Mais n’allons-nous pas mériter les sévérités de M. de Maupassant à l’égard des critiques, lesquels, le plus souvent, nous dit-il, gourmandent à faux les artistes, ou les complimentent sans réserve et sans mesure? Cela est à craindre...»

Revue des Deux-Mondes, Bulletin bibliographique, 15 janvier 1888.

«Il faut lire ce petit roman, car l’auteur nous fait assister avec beaucoup de talent à tous les combats qui se livrent dans l’esprit de Pierre...