Elle ouvrit des yeux surpris:

—Quel portrait?

—Le portrait de Maréchal.

—Non... c’est-à-dire oui... je ne l’ai pas retrouvé, mais je crois savoir où il est.

—Quoi donc? demanda Roland.

Pierre lui dit:

—Un petit portrait de Maréchal qui était autrefois dans notre salon à Paris. J’ai pensé que Jean serait content de le posséder.

Roland s’écria:

—Mais oui, mais oui, je m’en souviens parfaitement; je l’ai même vu encore à la fin de l’autre semaine. Ta mère l’avait tiré de son secrétaire en rangeant ses papiers. C’était jeudi ou vendredi. Tu te rappelles bien, Louise? J’étais en train de me raser quand tu l’as pris dans un tiroir et posé sur une chaise à côté de toi, avec un tas de lettres dont tu as brûlé la moitié. Hein? est-ce drôle que tu aies touché à ce portrait deux ou trois jours à peine avant l’héritage de Jean? Si je croyais aux pressentiments, je dirais que c’en est un!

Mme Roland répondit avec tranquillité: