Tout à coup, sentant qu’il s’emportait et perdait son sang-froid, Olivier Bertin déclara en haussant les épaules:
—Au fond, je m’en moque et je ne sais pas pourquoi je m’échauffe ainsi.
Et il acheva de déjeuner en s’efforçant d’être calme, de maintenir la causerie sur des sujets sans dangers et d’avoir, pour la duchesse, des prévenances réparatrices.
Aussitôt, etc.
Page 154, ligne 20, sombre de têtes et d’épaules...
Page 156, ligne 8, fille. Retournant chez lui un peu plus tard, il se demandait: «Pourquoi diable est-ce que je m’agite à ce sujet?» Et, en cherchant bien, il découvrit que, reportant sur l’enfant un peu de l’affection qu’il avait pour la mère, que retrouvant en elle tant de signes, tant de gestes, de paroles semblables, qui finissaient par produire en son esprit une bizarre confusion des deux femmes, il lui était impossible de ne pas s’intéresser d’une façon particulière à cette petite, et de ne point regretter qu’on la donnât à un vulgaire monsieur du meilleur monde, qui en ferait une dame quelconque, pareille à toutes. Il trouvait encore la preuve de ce sentiment bien légitime dans cette subite animosité contre le marquis qui lui avait plu jusqu’ici, jusqu’au jour où il avait cessé de le considérer simplement comme un aimable garçon, sans aucune supériorité, bon pour un dîner pas trop ennuyeux, un assaut d’escrime et une camaraderie très honorable.
Vraiment il était regrettable que cette fillette ne tombât point en meilleures mains, sous la direction et l’influence d’un homme plus intelligent et plus fin. Elle était déjà charmante et pourrait devenir une exquise créature, aussi jolie que sa mère, spirituelle et ironique, gaie et bonne, un être rare, si le mari qui prendrait soin de son cœur, savait développer toutes ces qualités. Et il s’indignait contre les parents, contre tous les parents du monde qui ne s’inquiètent guère, en mariant leurs filles, de ce qu’ils devraient avant tout rechercher, de l’intelligence et de la valeur de l’homme. Il se demandait même s’il ne devait pas, en cette occasion, donner à la mère quelques conseils amicaux, mais s’étant ensuite remémoré tous les avantages sociaux que les Guilleroy attendaient de cette union, il conclut: «Ma foi tant pis. Cela ne me regarde pas après tout.»
Mais lorsqu’il...
Page 158, ligne 6, fièvre d’esprit tombait...
Page 164, ligne 16, 23 juillet. Les Ronces.