Dans l'Oraison funèbre du chancelier Le Tellier, Bossuet s'exprime ainsi: «Enfin prêt à rendre l'ame, je rends grâces à Dieu, dit le chancelier, de voir défaillir mon corps avant mon esprit.»
«Rome prête à succomber, dit Rollin, se soutint principalement durant ses malheurs par la confiance et la sagesse du sénat.»
«Voyez-vous, dit Boileau, la terre ouverte jusqu'en son centre, l'enfer prêt à paroître?»
«Il est injuste qu'on s'attache à nous, dit Pascal, quoiqu'on le fasse avec plaisir et volontairement; nous tromperons ceux à qui nous en ferons naître le désir. Car nous ne sommes la fin de personne, et nous n'avons pas de quoi les satisfaire. Ne sommes-nous pas prêts à mourir? et ainsi l'objet de leur attachement mourroit.»
M. Lefranc, en parlant des impies, dit:
Le faux calme dont ils jouissent
Est toujours prêt à se troubler.
Un éclair seul les fait trembler;
Ils blasphèment, mais ils frémissent.
Racine le fils termine le dernier chant de son Poëme sur la Religion, par ces vers:
À la fin de mes chants, je me hâte d'atteindre,
Et si je ne sentois ma voix prête à s'éteindre,
Vous me verriez, etc.
M. de Fontanes, dans le Discours qu'il prononça sur la tombe de M. de Laharpe, dit en parlant de cet illustre écrivain:
«Les injustices se réparoient; nous étions prêts à le revoir dans ce sanctuaire des lettres et du goût dont il étoit le plus ferme soutien.»