LXIV.

Valter. Il me fait valter sans cesse, pour dire, il me fait aller et venir sans but et sans utilité. Ce mot n'est pas françois; il faut exprimer l'idée qu'on lui attache par une périphrase.


Le mot que M. Molard condamne est françois. L'erreur de ceux qui l'emploient ne consiste que dans la manière de le prononcer ou de l'écrire. Il faut écrire valeter.

«On dit d'un homme qui a été obligé de faire plusieurs démarches pénibles et désagréables auprès de quelqu'un pour obtenir ce qu'il demandoit, qu'il a été obligé de valeter; qu'on l'a fait valeter long-temps.» (Dict. de l'Acad.)

LXV.

Zéphyr. Quand ce mot est écrit de cette manière, il signifie l'haleine des zéphyrs. Alors il peut prendre le nombre pluriel. Zephyre signifiant l'amant de Flore, ne prend ni article, ni pluriel, et se termine par un e muet.


Zéphyr ne signifie pas plus l'haleine des zéphyrs, que aquilon ne signifie le souffle des aquilons. On donne le nom de zéphyr à toute espèce de vent doux et agréable. On emploie ce mot au singulier comme au pluriel. Les doux zéphyrs, un zéphyr rafraîchissant.

Lorsque le zéphyr est considéré comme une divinité mythologique, on écrit et on prononce Zéphyre, sans article.