M. de Clagny s’approchait, il demanda:

—Qu’est-ce que vous complotez donc toutes les deux dans ce petit coin?...

—Rien!...—fit madame de Bracieux,—nous regardions Bijou qui me paraît en train d’apprivoiser votre petit ami Bernès...

Le comte se retourna, inquiet:

—Apprivoiser?... qu’entendez-vous par là?...

—Dame! ce que tout le monde entend!... il y a huit jours, quand ce garçon a dîné ici avec nous, il avait l’air gelé!... eh bien, je crois que le dégel approche...

—Bah!—s’écria M. de Clagny dont le visage se rasséréna subitement,—j’oubliais qu’il a une liaison... une liaison qui l’enchante... à tel point qu’il veut épouser, ce qui enchante moins son père, comme bien vous pensez?...

Il ajouta, distrait:

—Oh!... de ce côté-là, je suis bien tranquille!...

—Tranquille?...—interrogea madame de Bracieux étonnée;—pourquoi tranquille?... vous ne voudriez pas que Bijou épousât M. de Bernès?... pourquoi?...