—C’est mal d’être comme ça?...

—Eh! non! ce n’est pas mal!... au contraire!... seulement c’est... déconcertant... Dis-moi, maintenant que j’ai commis cette faute de te parler d’abord à toi, vas-tu me répondre?... ou faut-il que je remette les choses en état, en m’adressant à grand’mère, qui s’adressera à toi... etc... etc...

—Non... je te répondrai...

—Alors, laisse-moi terminer mon petit boniment?... Le comte Henry de Bracieux, né le 22 janvier 1870, a, pour toute fortune jusqu’à la mort de grand’mère, six cent mille francs, qui rapportent environ...

—Oh!... pas la peine de me raconter les choses d’argent, va!... d’abord, elles n’existent pas pour moi... ensuite, comme je ne veux pas épouser Henry, il est inutile de me dire tout ça!...

—Ah! tu ne veux pas l’épouser!... pourquoi?...

—Pour plusieurs raisons... la meilleure, c’est que je le connais trop...

—Elle n’est pas très flatteuse, cette raison-là!...

—Je veux dire... ce que je te disais tout à l’heure... c’est que vivant comme j’ai vécu auprès d’Henry depuis plus de quatre ans, je le considère comme mon frère...

Jean de Blaye demanda, d’un ton qu’il s’efforçait de rendre indifférent: