Et, s’adressant aux autres, il ajouta, majestueux et vexé:

—Laissons-la, puisqu’elle ne veut pas venir avec nous!...

Jean, qui montait à cheval, répondit, à moitié riant, à moitié fâché:

—Je crois que c’est en effet le seul parti à prendre...

Comme ils disparaissaient tous les trois au tournant de l’allée, M. de Clagny sortit du vestibule. Il venait voir si son mail était bien attelé et fut stupéfait de trouver là Bijou.

—Comme vous êtes gentille avec cet habit rouge!—dit-il ébloui;—habituellement le rouge pâlit... vous, il vous rend, si c’est possible, encore plus rose!...

Quand il apprit que la jeune fille accompagnait les voitures jusqu’au rendez-vous, il fut tout à fait heureux.

La marquise arrivait, suivie de tout son monde. Elle monta dans le landau avec les Dubuisson et M. Spiegel. M. de Clagny prit sur son mail madame de Rueille, les enfants, l’abbé Courteil, M. de Jonzac et M. Giraud, tellement hypnotisé par Bijou,—qui attendait à cheval, prête à partir,—qu’il faillit dégringoler du mail au lieu de s’y asseoir.

Et l’on se mit en route sous un soleil ardent. M. de Clagny, beaucoup plus occupé de Denyse que des quatre chevaux qu’il conduisait, la regardait trotter devant lui, près de la voiture de la marquise.

C’était la première fois qu’il la voyait à cheval, et elle lui semblait incomparablement jolie et élégante. Tandis qu’il la considérait avec une attention singulière, la voix de madame de Bracieux s’éleva, partant du landau: