Bijou se mit à rire:

—Alors, elle s’imaginera que nous divorcerons... et que le divorce détruit les choses faites...

—Et si je reconnais au contrat que vous apportez la moitié de ce que je possède... et si je vous donne encore le reste en m’en réservant seulement l’usufruit?...

Bijou secoua la tête, et nouant, dans un mouvement tout plein de câline tendresse, ses jolis bras frais autour de cou de M. de Clagny, elle lui dit:

—Je ne veux de vous que du bonheur... et je suis sûre que vous m’en donnerez beaucoup... j’espère bien que vous vivrez très, très longtemps... et il m’importera peu, quand je serai vieille, de me retrouver pauvre... relativement?...

Il répondit, en couvrant de baisers affolés le visage et les cheveux de Denyse:

—Et moi, je ne vivrais plus à la pensée que la mort peut me prendre sans que l’avenir, tel que je le veux pour vous, soit assuré...

Elle murmura:

—Ne parlez pas de toutes ces choses!... je veux croire que je ne vous quitterai plus jamais, jamais!...

Cherchant à voir dans la nuit les yeux de Bijou, il demanda, anxieux: