L'oncle Marc, un grand garçon long et élégant, répondit d'une voix un peu chantante :

— Parce que je n'ai rien à dire… avant, d'ailleurs, que j'aie parlé, ta mère m'a imposé silence… par conséquent…

— Je sais bien!… mais depuis qu'elle n'est plus là?…

— Depuis qu'elle n'est plus là, tu as dit des choses à peu près justes, mon pauvre Chiffon… et, comme je ne peux pas te donner raison, alors je me tais…

— Tu es bon aussi, toi!…

— Oh! excellent!… mais laisse-moi donc tranquille, grande bête!… — ajouta-t-il en se levant brusquement, faisant glisser Coryse, qui lui grimpait sur les genoux comme un bébé.

Elle demanda, surprise :

— Pourquoi me pousses-tu comme ça?…

— Parce que tu es trop grande pour faire encore de ces singeries-là!… à ton âge?… est-ce que ce sont des manières, voyons?…

— Comment, des manières?… je ne peux plus monter sur les genoux de mon oncle… à présent?…