Lucain, Pharsale, l. I, v. 454–457.

[3] On trouvera la légende de Mongân aux derniers paragraphes du chapitre XIV.

[4] C'est M. W. M. Hennessy qui a appelé mon attention sur ce document, et je dois à son amicale obligeance la solution d'une partie des difficultés de la traduction.


CHAPITRE IV.
CESSAIR, DOUBLET DE PARTHOLON.—FINTAN, DOUBLET DE TUAN MAC CAIRILL.

[§1]. Comparaison de la légende de Partholon et de Tûan avec celle de Cessair et de Fintan.—[§2]. Date où a été imaginée la légende de Cessair et de Fintan.—[§3]. Cessair chez Girauld de Cambrie et chez les savants irlandais du dix-septième siècle. Opinion de Thomas Moore.—[§4]. Pourquoi et comment Cessair vint s'établir en Irlande.—[§5]. Histoire de Cessair et de ses compagnons depuis leur arrivée en Irlande.—[§6]. Les poèmes de Fintan.—[§7]. Fintan: 1° au temps de la première bataille mythologique de Mag Tured; 2° sous le règne de Diarmait mac Cerbaill, sixième siècle de notre ère.—[§8]. Les trois doublets de Fintan. Saint Caillin, son élève: conclusion.


§ 1.
Comparaison de la légende de Partholon et de Tûan avec celle de Cessair et de Fintan.

Il y a dans l'épopée irlandaise telle qu'elle nous est parvenue un certain nombre de récits relativement modernes dont le thème a été emprunté à des légendes plus anciennes; en changeant les noms et en modifiant quelques accessoires, l'auteur a su donner à une composition antique, qui commençait à fatiguer les auditeurs, tout le charme de la nouveauté. C'est un procédé dont toutes les littératures, et notamment les littératures épiques, nous offrent de nombreux exemples.