Et sur cette déclaration proférée d'un ton qui n'admettait pas de réplique l'aéro-yachtman partit à grands pas dans la direction du château.

CHAPITRE XV

HUIT CENTS KILOMÈTRES EN DIRIGEABLE

TRAVERSÉE DU MORVAN.—DÉCOUVERTES PALÉONTOLOGIQUES.—LE PETIT BISCUITIER FAIT DE L'ESPRIT.—NEVERS ET BOURGES.—TRAVERSÉE DE LA SOLOGNE.—A BOUT D'ESSENCE ET DE LEST.—VISITES AUX CHÂTEAUX HISTORIQUES DES BORDS DE LA LOIRE.—LES VIEUX DONJONS DE FRANCE: MONTBAZON, LOCHES, LANGEAIS.—TEMPÊTE MENAÇANTE.—RETOUR AU HANGAR.—DEUX CENT CINQUANTE KILOMÈTRES EN TROIS HEURES ET DEMIE.

—Soyez franche, cousine, n'est-ce pas admirable?... Regrettez-vous encore d'être venue?...

—J'aurais tort de ne pas reconnaître que le spectacle est véritablement merveilleux. D'ailleurs ma résistance ne provenait que de ma seule ignorance, mon cousin.

—Et vous, Philippe, que pensez-vous maintenant du dirigeable comme moyen de locomotion?

—Il est évident qu'il est très agréable, mais gare à l'atterrissage. C'est là le point noir!...

Claude Réviliod haussa les épaules avec commisération.

—L'atterrissage!... répéta-t-il. Vous avez vu hier devant votre porte comment il s'opère. Rien n'est plus facile!...