«Le jour de la fête, de la fête de monsieur saint Jean, le mari de Maharite était allé à la pêche, dans son bateau; dans son grand bateau.

«Maharite la frivole, Maharite rencontra hors du logis un chevalier, un chevalier tout de vert habillé.

«Maharite la folle, Maharite écouta les paroles, les trop douces paroles du galant cavalier.

«C'était le démon, le beau démon, sorti des enfers pour la séduire, la séduire et la tromper.

«—Où vas-tu, Maharite? Maharite, où vas-tu?» demanda le prince, le prince damné des Enfers.

«—Cavalier, gentil cavalier, je vais, dit-elle, au feu que l'on allume sur le rocher, pour monsieur, le très-vénéré monsieur saint Jean.

«—Non, tu n'iras pas, tu n'iras pas à ce feu; mais viens avec moi, nous en allumerons ensemble un plus brûlant, bien plus brûlant.

«Laissez-moi, aimable cavalier; aimable cavalier, laissez-moi; je veux aller à la fête, à la fête sacrée.

«—Cette fête, douce Maharite, Maharite très-douce, nous la ferons dans mon château, dans mon riche château.

«—Monseigneur, je ne saurais, je ne saurais consentir; que dirait-on au village si je vous suivais dans votre château, votre riche château?