—Et celui-ci?

—Pas plus que sur la paume de votre main, ma chère.

—Oh!

—Et ils s'embrassaient… à bouche que veux-tu!

—C'est drôle, dit Josette songeuse. L'a-t-il pleuré le capitaine
Maurice, lorsqu'il fut tué par ces damnés Anglais dans la baie
Française! On pensait quasiment qu'il en mourrait!

—C'est certain qu'il l'a pleuré et le pleure encore! Il ne passe jamais devant le cimetière, sans y entrer faire ses dévotions.

—Ils étaient venus ensemble, n'est-ce pas?

—Oui, ils étaient venus ensemble; le commandant Leblanc, qui avait armé le Requin, les prit au service tous les deux à la fois. Il les aimait fièrement aussi, le capitaine Leblanc! C'était en 1794 ou 15… Ah! un bon temps que celui-là. Nous n'avions pas encore le Caïman. C'est le capitaine Maurice qui l'a fait faire, en 1802, deux ans juste avant sa mort; j'étais au baptême. Je me le rappelle comme d'hier…

—Dites donc, madame Marthe, vous savez encore une histoire? interrompit
Josette, que ces réminiscences intéressaient médiocrement.

—Et laquelle?