Au premier coup d'oeil, le comte jugea qu'il

était atteint d'une pulmonie à son dernier période.

—Voici monsieur Lancelot, mon ami, monsieur Lancelot que vous demandez souvent, dit sa femme en s'approchant du lit.

Le moribond se tourna sur sa couche, un éclair de joie traversa ses yeux à demi éteints, et il tendit sa main décharnée au jeune homme, en disant:

—Qu'on fasse retirer les gardes.

Deux femmes qui le soignaient quittèrent la pièce.

—Vous êtes venu à temps, monsieur, dit M. du Sault au comte.
Avancez-vous davantage. J'ai à vous parler. Asseyez-vous.

Lancelot lui obéit silencieusement. Son coeur battait d'une émotion qu'il ne s'expliquait point.

—Emmeline, ajouta le père, donne-moi de ce cordial qui est sur le guéridon, et assieds-toi aussi, de l'autre côté du lit, vis-à-vis de monsieur.

Il but une gorgée d'une potion qu'elle porta à ses lèvres, et reprit: