—Pas le moins du monde.

—Tu sais que M. Arthur a des connaissances médicales…

—Très-profondes.

—Alors? dit Emmeline en regardant son frère.

—Alors, je n'y suis pas.

—Ce n'est pourtant pas difficile à comprendre, s'écria la jeune fille avec un geste d'impatience, M. Arthur t'aime au point que j'en suis jalouse et que, s'il était femme, je le croirais amoureux de toi, car parfois, il te dévore des yeux… Enfin! il aura appris que tu étais mort subitement, et, soupçonnant la vérité, une léthargie, il aura voulu t'examiner avant…

—Ah! j'y suis, j'y suis! exclama Bertrand avec la satisfaction d'un homme qui vient de trouver enfin le fil d'une idée longtemps cherché.

—Et moi aussi, j'y suis! cria une voix joyeuse derrière eux.

III

LE COMTE ARTHUR LANCELOT