—La langue de Toutou-Mak ne ment pas, dit-elle. Pumè a voulu que ma mère mourût, parce qu'elle refusait de lui laisser épouser sa fille, ma soeur, et elle est morte.

—Et la soeur de Toutou-Mak a épousé alors le meurtrier de sa mère?

—Oui.

—Elle l'aimait donc bien!

—Non, elle ne l'aimait point.

—Je ne comprends pas, dit Guillaume tout surpris.

—Ma soeur était forcée de devenir la femme de Pumè; sans cela, il l'aurait fait périr avec mon père et moi.

—Mais comment?

—Par ses charmes.

—Ses charmes! On ne punit donc pas les assassins, au Succanunga?