—Punir un angekkok (sorcier)! mon frère y songe-t-il? Mais si c'était sa volonté, Pumè engloutirait notre tribu entière sous les glaces de ces montagnes! s'écria-t-elle avec une profonde épouvante, en désignant du doigt la chaîne de glaciers qui les entourait.

—Alors, reprit Dubreuil, après un instant de silence, c'est ce mariage qui afflige Toutou-Mak.

—Ce mariage? oh! non! fut-il répondu avec ingénuité. Ce qui m'afflige, ajouta-t-elle d'une voix altérée, c'est que…

—Eh bien?

—Ma soeur n'a pas d'enfants.

—Toutou-Mak désirerait avoir des neveux ou des nièces? dit Dubreuil en souriant.

—Oh! oui.

—Si elle aime tant les enfants, que ne se marie-t-elle à son tour? Toutou-Mak a la beauté de l'aurore naissante, l'agilité du renne, l'industrie du castor, il ne lui serait pas difficile de trouver un époux.

Pendant qu'il prononçait ces paroles, l'indienne rougissait et pâlissait.

Tout à coup, elle se leva, comme pour s'enfuir.