—Du miel! fit Pierre, comment ça, mon cousin?

—Eh! niais que tu es, est-ce que tu ne sais pas que les ours mangent le miel, et que celui-ci ne s'était réfugié dans cet arbre que pour y dévorer les rayons fabriqués en haut par un essaim d'abeilles?

—Ah dame! bourgeois, il n'y a pas aussi longtemps que vous que je suis dans ce pays, qui est bien drôle tout de même.

—Allons, à l'oeuvre, mes gars! dit Baptiste apprêtant sa hache pour mettre un terme au progrès des flammes.

—Mais, s'écria Jean en regardant autour de lui, où diable est passé l'Irlandais?

—C'est ma foi vrai!

—On ne le voit nulle part!

—A moins que les chiens ne l'aient avalé.

—Vous m'y faites penser, mes enfants, dit Baptiste soucieux. Où cet Irlandais de l'enfer peut-il être? Il a disparu en entrant au bois. Si c'était un piège que…

—Nous avons eu tort de laisser la fumerie seule, interrompit Jean.