On arrivait sur le plateau, et tous entrèrent dans la cabane de Nick.

Le feu fut promptement renouvelé, et, à ses brillantes clartés, nos gens purent s'examiner plus à leur aise.

Les yeux de Sébastien s'arrêtèrent complaisamment sur Pathaway dont les regards le cherchaient souvent aussi avec un indéfinissable intérêt.

Le souper fut préparé et mangé avec un appétit, aiguisé par de longues courses à travers les montagnes.

Jack Wiley dévora, non-seulement sa portion, mais il empiéta sur la part de ses voisins. Il avait la faim d'un ours resté longtemps sans nourriture et il engloutissait, avec une facilité prodigieuse, les quartiers de bison rôti.

D'abord Sébastien ne fit pas à cet individu l'honneur d'une grande attention; mais quand les lueurs du brasier éclairèrent les physionomies tous deux échangèrent des regards singuliers. Chez le premier il y avait la terreur; chez Jack Wiley c'était une curiosité vague et inquiète.

Ayant fini de manger, le chasseur noir se jeta négligemment sur une peau de buffle que son hôte lui avait préparée.

Wiley alluma une pipe et s'étendit dans un coin pendant que le jeune garçon s'enveloppait timidement d'une couverte écarlate et se couchait dans la partie la plus sombre de la hutte.

Soit par hasard, soit avec intention, Nick se plaça entre Sébastien
Delaunay et ses hôtes.

VI