»Je donne à ma fille Ruth Thompson Brown, ma grande vieille Bible, qui contient les mémoranda de la famille.
»Je donne à mes fils, à chacune de mes autres filles, à mon gendre, Henry Thompson, ainsi qu'à chacune de mes belles-filles, une Bible de la plus belle édition qu'on pourra se procurer à New-York ou à Boston, au prix de cinq livres l'exemplaire, qui seront payées comptant sur le produit de la vente des biens de mon père.
»Je donne à chacun de mes petits-enfants qui seront en vie lors du règlement de la succession de mon père, une Bible d'une aussi belle édition que possible (ainsi qu'il est dit plus haut) au prix de trois livres l'exemplaire.
»Toutes ces Bibles devront être achetées, en même temps au comptant et aux meilleures conditions.
»Je désire qu'il soit payé, sur le produit net de la succession de mon père, cinquante dollars à chacune des personnes que je vais désigner: à M. Allen Hammond, de Rockville (Connecticut), ou à M. George Kellogg, ancien agent de la compagnie de la Nouvelle-Angleterre dans cette localité, pour le compte et bénéfices de cette Compagnie; cinquante dollars à Silas Havens, autrefois de Lewisburg (Ohio), si l'on peut le retrouver, et aussi cinquante dollars à un homme, du comté du Stark (Ohio), qui, du vivant de mon père, lui intenta un procès, par l'intermédiaire du juge Humphrey et de M. Upson, d'Aken.
»Cette somme sera payée par J.-R. Brown à l'homme en personne, si on peut le découvrir. Je ne puis me rappeler son nom.
»Mon père arrangea l'affaire à l'amiable avec cet homme, en prenant notre maison avec l'enclos à Manneville.
»Je désire que tout ce qui pourra rester de ma part de la succession de mon père soit distribué par mon frère, et par parts Égales, à ma femme et à chacun de mes enfants, ainsi qu'aux veuves de Watkin et Owen Brown.
»JOHN BROWN.
»John Avis, témoin.»]