—Que mon frère parle; l'oreille d'Oli-Tahara est ouverte à ses discours, dit tranquillement le métis.
—Les Nez-Percés, répliqua Poignet-d'Acier, ont attaqué un navire qui m'appartient. Ils ont égorgé ou réduit en captivité mes gens, et, en ce moment, enivrés d'eau-de-feu, ils dansent et chantent sur le pont du vaisseau.
—Où est ta maison de bois flottante? demanda le Dompteur-de-Buffles avec un calme inaltéré.
—A deux mille pas d'ici.
—Les Nez-Percés sont-ils nombreux?
—Plus de deux fois cent.
—Et ils ont des canots?
—Oui.
—Que mon frère attende, dit le métis. Oli-Tahara va tenir un conseil avec les chefs des valeureux Chinouks.
Il s'éloigna, rassembla autour de lui quelques Indiens, délibéra avec eux pendant cinq minutes et revint près des chasseurs blancs.