—Laure! est-ce un rêve?

—Las! pauvre Bertrand!

—Mais quoi, je ne rêve pas! c'est vous, bien vous! Oh! approchez… encore… encore… là, que je sente vos vêtements, que je respire votre haleine! Mon Dieu! oui, c'est elle. C'est vous, Laure…

—Cher Bertrand, dans quelle position!…

—Ne me plaignez pas, Laure, bon ange, idole adorée, je suis heureux, puisque vous me donnez cette preuve d'amour. Maintenant, j'affronterais les derniers supplices sans sourciller.

—Que parlez-vous de supplices, ami! je suis venue pour vous délivrer.

Le prisonnier sourit amèrement.

—Oh! dit-il, en montrant les fers dont il était chargé.

—Êtes-vous trop faible pour vous soutenir?

—Comment cela?