—Shungush-Ouseta serait votre frère?
—C'est mon osyaiman.
—Je ne comprends pas, dit Adrien en secouant la tête.
—J'ai voulu dire qu'il est le fils de mon père, et de ma mère.
—Vrai! s'écria le malade avec joie, vrai! c'est votre frère?
—Mon frère aîné, celui qui doit remplacer mon père au conseil des chefs.
—Oh! alors, je suis doublement heureux d'avoir pu lui être de quelque utilité.
—Tu l'as arraché à la mort. Mais, sois assuré que, si elle le peut, la soeur paiera la dette de son frère.
—N'est-ce point moi qui suis votre obligé? Sans vous, le pauvre
Français aurait cessé de vivre.
—Ne parlons point de moi.