Ce chagrin naïf, mais vrai, mais profond, touchait vivement Dubreuil.
Cependant, il lui importait de ne pas faiblir, car il devinait les ennuis, sinon les périls, auxquels les exposerait l'habit du dragon; il feignit donc de ne point remarquer l'impression que son ordre avait causée au pauvre Jacot.
Ce dernier s'était levé, et lentement, tristement, la mort dans l'âme, il s'avançait vers la porte de la chambre à coucher, pour remplacer sa tenue par un habillement de chasse, mais, après avoir mis la main sur le loquet, il s'arrêta et se tourna d'un air piteux, suppliant, vers son maître.
Ne l'apercevant pas ou voulant ne pas l'apercevoir, Dubreuil continua à de causer avec leur hôte.
Cinq minutes durant Godailleur resta immobile comme une statue.
Puis, fatigué d'attendre, il toussa, toussa encore, et toussa comme s'il eût été subitement pris d'un accès de coqueluche.
Sa toux était si bruyante, elle menaçait de se prolonger tellement, que
Dubreuil leva enfin la tête vers lui.
Aussitôt la quinte cessa comme par enchantement.
—Que veux-tu encore? demanda l'ingénieur d'un ton sec.
—Sans vous manquer de respect, mar'chef, balbutia Godailleur est-ce qu'il n'y aurait pas moyen de garder mes bottes éperonnées?