—C'est pour vous, pour Alfred que je suis venu ici. Soyez sûre que je vous le ramènerai.
—J'en ai la conviction, monsieur; mais, je vous le répète, je suis déterminée à aller moi-même à sa recherche.
Le capitaine sourit.
—Eh bien, soit! dit-il, vous viendrez avec nous. Mais ne vous dissimulez pas les dangers auxquels vous vous exposerez.
—Oh! je n'ai pas peur! s'écria-t-elle bravement; et avec vous, monsieur…..
—C'est convenu, mon enfant. Dans quelques jours, vous partirez du fort avec Louis-le-Bon, et nous rallierez à la rivière du Veau-Marin. Je vous préviendrai lorsqu'il faudra nous mettre en route. En attendant je tâcherai de trouver un guide. Maintenant, ma chère Victorine, permettez-moi cette familiarité, au revoir! car je ne suis point tout à fait en sûreté.
—Ils ne sont donc pas parvenus à vous atteindre, capitaine? demanda
Louis-le-Bon.
—A l'atteindre! atteindre le capitaine! essaye donc d'atteindre un éclair avec les doigts, mon cousin, dit Nick Whiffles.
—Au revoir! dit encore Poignet-d'Acier en embrassant paternellement
Victorine.
Ils se quittèrent, et madame Robin rentra à la factorerie avec son compagnon.