Des trous sont faits dans la croûte cristallisée. Chacun de ces trous a trois pieds de diamètre environ. Deux pas les séparent les uns des autres.
On déploie les filets, faits avec des bandelettes de cuir de daim.
Ils ressemblent assez, par leur figure, à ceux que nous appelons araignées.
Mais leur hauteur, leur grandeur est beaucoup plus considérable.
Il ne s'agit plus que de tendre ces instruments de destruction.
Les trappeurs blancs se contentent d'introduire, par un des trous, la corde fixée à l'extrémité d'un filet; puis, avec une perche, ils poussent cette corde vers les trous les plus rapprochés; là un autre homme saisit l'engin à l'aide d'un bâton crochu et le passe à son voisin, en se servant du procédé employé par le premier.
En moins d'un quart d'heure, on a ainsi disposé un filet qui a quelquefois cent brasses et plus d'étendue.
Mais les Peaux-Rouges ne vont pas si vite en besogne. Avant d'établir une machine de pêche, les jongleurs tirent de leurs sacs à médecine une multitude de becs et de pattes d'oiseaux qu'ils distribuent aux gens de la tribu.
Ceux-ci attachent ces pattes et ces becs au sommet et au pied du filet.
Puis les sorciers remettent aux chefs des orteils de loutres et d'autres amphibies.