«Les Gaulois, qui vivaient depuis des siècles dans des sentiments de fraternité, malgré qu'ils connussent l'amour sexuel, furent envahis par les Francs».
Sur Jésus, une grande révélation: il n'était pas le fils, il était l'époux de la Vierge Marie.
Mais le livre a surtout un but moral. Il enseigne la chasteté:
«Nous ne devons pas engendrer; c'est, selon moi, une erreur qui s'est transmise de génération en génération».
Et, deux pages plus loin, la démonstration faite, l'auteur triomphe:
«Je le répète, c'est une erreur qui s'est transmise de génération en génération, et qui, à la longue, est devenue une habitude, et ensuite, d'âge en âge, de siècle en siècle, est passée par le contact de la civilisation, qui l'a admise à l'état de besoin.»
Pauvres hommes! combien ils sont à plaindre de leur erreur-habitude-besoin! Figurez-vous que «cette action, en leur faisant un autre sang, a changé leur caractère».
Ce malthusianisme si originalement radical est le centre de la philosophie de Clémence Badère. Le lecteur me dispensera d'exposer le reste, d'indiquer comment elle puérilise la vieille doctrine de l'hylozoïsme, comment elle mêle et embrouille le dogme de la chute et le système de l'évolution. J'aime mieux citer quelques lignes d'un noble féminisme.
Écoutez cette plainte poignante:
«Quand, par exemple, une femme veut parvenir en littérature, il lui faut une protection, et son protecteur, très souvent, lui impose certaines conditions; et il en est parfois qui ont la déloyauté de ne pas se rendre après.»