Impunément aussi, Jeanne Amen, peintre de fleurs et directrice d'un cours de peinture, m'aura, parmi des conseils techniques probablement utiles, conté tant d'anecdotes indifférentes de professeur aimable et bavard.


Au lieu de démolir le roman quelconque et les nouvelles médiocres de Jean Dornis, je recommanderai son manuel sur la Poésie italienne contemporaine. On n'y trouve pas grand effort de critique personnelle, mais, les opinions des Italiens y sont tantôt résumées, tantôt délayées. L'écriture est d'une simplicité élégante. Enfin de nombreuses et larges citations forment une anthologie utile à qui connaît l'italien. Aux autres, les traductions de Jean Dornis, intelligentes mais timides, n'apprendront pas grand'chose sur des poètes d'expression plus que de pensée.


J'ai lu avec intérêt les biographies un peu lentes et monotones de Marie Dronsart. Elle est au Correspondant, avec autant de conscience mais moins de talent et de sourire, ce que sont à la Revue des Deux Mondes Bentzon et Arvède Barine.


Qu'Antonia Bossu laisse toujours aller Au fil de l'eau ses vers lents et la banalité de ses bons sentiments sans imprévu ni profondeur: je n'essaierai pas de les arrêter.