Miss Ophélia souleva le papier aux herbes odoriférantes.
«Je voudrais bien que missis ne touchât pas à cela, dit Dinah d'un ton déjà plus décidé. J'aime à savoir où sont les choses quand j'en ai besoin.
—Mais vous voyez que le papier est déchiré.
—On prend plus aisément.
—Vous voyez que tout s'éparpille dans le tiroir.
—Sans doute.... si missis ravage tout ainsi!... C'est missis qui a tout éparpillé.... Et Dinah tout émue s'approcha du tiroir. Si missis voulait remonter au salon jusqu'à l'heure où je pourrai ranger.... je vais remettre de l'ordre, mais je ne puis rien faire quand les dames sont là sur mes épaules.... Voyons, Sam! ne donnez donc pas le sucrier à cet enfant.... je vais vous arranger!
—Dinah, je vais, moi, tout ranger dans la cuisine, dit miss Ophélia; et j'espère que vous maintiendrez l'ordre par la suite.
—Ah! ciel! miss Phélia, ce n'est pas aux dames à faire cela. Non, je n'ai jamais vu faire cela aux dames.... ni à ma vieille maîtresse, ni à miss Marie.... non!»
Et Dinah, indignée, marchait à grands pas, tandis que miss Ophélia elle-même, de ses propres mains, rangeait, empilait, frottait, nettoyait, disposait, assortissait les objets, avec une rapidité dont Dinah était comme éblouie.