«Allons, Pierre, Moïse, décampez, négrillons! Et vous aussi, Polly. Maman donnera de temps en temps quelque chose à sa petite.... Vous, monsieur Georges, laissez maintenant vos livres, et mettez-vous à table avec mon vieil homme... En moins de rien vous êtes servi.
—Ils voulaient me retenir à souper à la maison; mais je savais bien ce qui m'attendait ici, tante Chloé.
—Aussi vous êtes venu, mon cœur! dit la tante Chloé en mettant le gâteau fumant sur l'assiette de Georges... Vous savez que la vieille Chloé vous garde les meilleurs morceaux! Oh! il n'y a que vous pour tout comprendre, allez!»
En disant ces mots, la vieille Chloé donna à Georges une chiquenaude sur le bras, et revint en toute hâte à son gril.
On mangea les saucisses fumantes.
Quand l'activité fut un peu calmée par ce premier mets:
«Maintenant, au gâteau!» dit Georges.
Et il brandit un immense couteau sur l'objet en question.
«Oh ciel! monsieur Georges, dit Chloé vivement en lui saisissant le bras, pas avec ce grand et lourd couteau; laissez-le bien vite, vous écraseriez le gâteau. J'ai là un vieux petit couteau très-fin, que je garde depuis longtemps pour cette occasion.... Allez maintenant.... voyez! léger comme une plume. A présent, mangez.... rien ne vous arrête.
—Thomas Lincoln prétend, dit Georges la bouche pleine, que sa Jenny est meilleure cuisinière que vous.