—Je suppose que vous avez de bons chiens, dit Haley.
—Première qualité. Mais à quoi bon? Vous n'avez rien d'elle à leur faire sentir!
—Si fait! dit Haley triomphant. Voilà son châle que, dans sa précipitation, elle a laissé sur le lit. Voilà aussi son chapeau.
—Quelle chance! dit Locker. En avant!
—Les chiens pourront l'endommager s'ils se jettent sans précaution sur elle, dit Haley.
—Ceci, répondit Marks, est bien une considération. Là-bas, à Mobile, nos chiens ont mis un esclave en pièces avant que nous ayons eu le temps de les retirer.
—Vous voyez! cela ne convient pas pour un article dont la beauté fait tout le prix, dit Haley.
—C'est vrai, dit Marks. De plus, si elle est entrée dans une maison, les chiens sont encore inutiles; ils ne servent que dans les plantations où se cachent les nègres errants qui n'ont pas trouvé d'asile.
—Allons, dit Locker, qui était descendu au comptoir pour demander quelques renseignements, le bateau est là. Ainsi, Marks....»