Un jour qu'après avoir complimenté Paganini sur ce morceau, quelqu'un ajoutait: «Il faut avouer aussi que Rossini vous a fourni là un bien beau thème! C'est égal, répliqua Paganini, il n'a pas trouvé mon coup de grosse caisse.»

Il me serait fort difficile d'entrer plus avant dans l'analyse des œuvres de cet artiste-phénomène, œuvres toutes d'inspiration, et où il faut voir principalement la manifestation écrite de ses merveilleuses facultés de virtuose. D'ailleurs... ces souvenirs ce soir...

—Et vous ne l'avez jamais entendu, me dit Corsino?—Jamais..... Adieu, messieurs.

DIX-SEPTIÈME SOIRÉE

On joue le Barbier de Séville de Rossini.

Personne ne parle à l'orchestre. Corsino se contente, à la fin de l'opéra, de faire observer que l'acteur chargé du rôle d'Almaviva, dans cet étincelant chef-d'œuvre, était né pour être bourgmestre, et que Figaro eût fait un suisse de cathédrale accompli.

DIX-HUITIÈME SOIRÉE

ACCUSATION PORTÉE CONTRE LA CRITIQUE DE L'AUTEUR.—SA
DÉFENSE.—RÉPLIQUE DE L'AVOCAT
GÉNÉRAL.—PIÈCES A L'APPUI.—ANALYSE DU PHARE.—LES
REPRÉSENTANTS SOUS-MARINS.—ANALYSE DE
DILETTA. —IDYLLE.—LE PIANO ENRAGÉ.

On représente pour la première fois un opéra allemand très, etc.

L'orchestre fait son devoir pendant le premier acte; au second le découragement semble gagner les musiciens: ils quittent leur instrument les uns après les autres et les conversations commencent.