[96] Mademoiselle Bertin m'a assuré dernièrement que je la calomniais en comptant Cimarosa parmi ses compositeurs favoris. Je dois donc reconnaître mon erreur, en regrettant de l'avoir commise. En tout cas, ce n'est pas, je le suppose, une calomnie bien grave et l'on peut s'en consoler.

[97] Non, cela ne sera pas permis. J'ai eu tort d'écrire cela. Gluck connaissait aussi bien que Meyerbeer l'effet de deux cordes à l'unisson, et s'il ne l'a pas voulu employer, personne n'a mission de l'introduire dans son œuvre. Au reste Meyerbeer a ajouté dans Armide d'autres effets, tels que celui des trombones du duo: «Esprits de haine et de rage!» qu'on ne peut assez blâmer; ce sont d'incroyables erreurs. Spontini les citait un jour devant moi et me reprochait de ne les avoir pas signalées. Et lui aussi pourtant, il a ajouté des instruments à vent à l'orchestre d'Iphigénie en Tauride... Et oubliant qu'il avait eu cette faiblesse, il s'écriait une autre fois: «C'est affreux! on m'instrumentera donc aussi moi, quand je serai mort?...»

[98] Aux deux dernières exécutions du Requiem dans l'église de Saint-Eustache à Paris, ce passage a pourtant enfin été rendu sans faute.

[99] En italien coglionorie.

[100] Spohr était maître de chapelle à Cassel.

[101] Il fut tailleur lui-même, m'a-t-on dit.

[102] Joachim est maintenant le premier violoniste de l'Allemagne, peut-être de l'Europe, et un artiste complet.

[103] Malheureux Becher! j'apprends qu'il s'est follement jeté dans la fournaise de la dernière insurrection de Vienne, qu'il a été pris, jugé, condamné et fusillé!...

[104] Ce bâton est en vermeil; il porte le nom des nombreux souscripteurs qui me l'offrirent; une branche de laurier l'entoure et sur ses feuilles sont inscrits les titres de mes partitions. L'Empereur, après avoir assisté à l'un de mes concerts que je donnais dans la salle des Redoutes, m'envoya cent ducats (1,100 francs). En revanche, il chargea quelqu'un de me transmettre ce singulier compliment:

«Dites à Berlioz que je me suis bien amusé