[250] Comte de Montgaillard, vol. cit., p. 125.

ANTOINE BERNARD ET ROSALIE, OU LE PETIT CANDIDE.

A PARIS, Chez ANCELLE, Libraire, rue du Foin-St.-Jacques, Collége de M.tre Gervais, No. 265.
1796.

Un petit roman « sensible » de la Révolution.

M. Antoinette, Reine

Tout bientôt sera, dans la vie de Marie-Antoinette, motif aux plus violentes injures. Elle porte des panaches de plumes étrangères qui la font « la plus belle et la plus hupée », et la Lettre des laboureuses de la paroisse de Noisy, près Versailles, à la Reine[251] les lui reprochera en l'invitant à choisir pour cette mode nouvelle des coqs et des poules de France. Sa stérilité sera la fable de la ville et la raillerie de la cour ; La Vie de Louis XVI, roi des Français, s'en fera l'écho[252]. Mais toujours ce seront les relations avec Mme de Polignac qui primeront toutes les accusations, et, à la veille du 16 octobre, paraîtra encore Le vrai caractère de Marie-Antoinette[253] qui résumera dans la violence et la licence tout ce qui aura été dit à ce propos. Ces pamphlets, ce seront les fleurs funèbres qu'on jettera sur la fosse royale du cimetière de la Madeleine, ce seront les oraisons à la mémoire de la princesse autrichienne qui, si elle fut « courtisane sur le trône, ainsi que le dit fort justement le comte de Montgaillard, devint reine dans les fers et sur l'échafaud[254] ».

[251] Ce manuscrit de 14 pages in-4, a figuré, sous le no 122, au Catalogue d'autographes E. Charavay, en avril 1888.

[252] Paris, mai 1790, in-8o, 78 pp.