Ce commerce de l’unique bijou qu’elle possédât ne servait qu’à en couvrir un autre, car continuant à tenir sa bague du bout des doigts, elle nous raconta confidentiellement qu’elle connaissait deux señoritas muy hermosas et muy jovenes (très belles et très jeunes) qui raffolaient des seigneurs français.
Nous venions à peine de nous en débarrasser qu’un drôle de quinze à seize ans nous accoste. Cette fois, c’est un Murillo. Excellente occasion ; le dernier. Soixante douros.
« Merci, nous en avons acheté trois grosses à Séville. »
Le chenapan nous regarde effaré.
« Voulez-vous des costumes de gitanas ?
— Tu nous offriras cela au prochain carnaval.
— Ah ! vous serez partis ! Alors achetez une navaja de Santa-Cruz, dit-il en tirant un couteau de sa poche.
— Nous en revenons.
— Une de Tolède ?
— Elle est fabriquée à Berlin.